La population du village Bakamba, situé dans le territoire de Dimbelenge, province du Kasaï Central, dénonce des cas de tracasseries qui seraient imputés à des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). En cause, l’installation d’une barrière sur place, qui limiterait la libre circulation des habitants et imposerait des paiements pour franchir le passage.
L’alerte a été portée ce mercredi 13 mai à l’Assemblée provinciale du Kasaï Central. Lors d’une motion d’information en plénière, le député provincial Daniel Lukusa Kakupueki a dénoncé cette situation, affirmant que des militaires exigeraient de l’argent aux usagers, y compris aux femmes se rendant aux champs.
« Lors de mon séjour à Dimbelenge pour la vacance parlementaire, les FARDC ont érigé une barrière dans la cité et obligent les habitants à donner de l’argent pour le passage, alors que ces gens vont aux champs pour nourrir leurs familles », a déclaré l’élu provincial.
Selon le député, cette pratique est préoccupante, car elle porterait atteinte non seulement à la réputation de l’armée, mais aussi au droit fondamental de la population à la libre circulation. Il estime que ces actes aggravent les difficultés quotidiennes des familles dépendantes de l’agriculture de subsistance.
L’honorable Lukusa Kakupueki appelle ainsi les autorités provinciales et nationales à intervenir rapidement afin de mettre fin à cette situation dans sa base électorale. Il plaide pour des mesures urgentes visant à restaurer l’autorité de l’État et à garantir la protection des populations civiles.
L’élu réaffirme par ailleurs son engagement à défendre les intérêts de la population de Dimbelenge et à porter sa voix auprès des instances compétentes.
Melissa TSHIBOLA
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